CERN Management for 2026-2030

Le présent document décrit les structures de gouvernance et de direction de haut niveau du CERN pour la période 2026-2030, ainsi que les responsabilités associées. L’objectif est d’apporter des éclaircissements sur :

  • la gouvernance et la Direction du CERN ;
  • les attributions, rôles et responsabilités des secteurs et départements du CERN, ainsi que du Bureau de la responsable générale du système d’information ;
  • le fonctionnement des principales équipes de direction exécutives et transversales ; et
  • les principes fondamentaux, les valeurs et la culture du CERN.

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Les pratiques et procédures du Conseil du CERN et de ses organes subsidiaires sont résumées ci-après.

Le CERN est une organisation intergouvernementale fondée par un traité, la Convention du CERN. Celle-ci a été signée en 1953 et est entrée en vigueur en 1954. Elle a ensuite été modifiée en 1971.  

Aux termes de la Convention, la raison d’être de l’Organisation est d’assurer « la collaboration entre États européens pour les recherches nucléaires de caractère purement scientifique et fondamental, ainsi que pour d’autres recherches en rapport essentiel avec celles-ci », grâce à la construction et à l’exploitation d’installations de recherche partagées et à la promotion de la coopération scientifique internationale. 

La Convention stipule par ailleurs que les résultats scientifiques de l’Organisation doivent être rendus publics et que celle-ci s’abstient de toute activité à des fins militaires.

La Convention établit le programme d’activités du CERN, ses organes, sa gouvernance et sa composition, ainsi qu’une formule pour le calcul des contributions financières de ses États membres. Elle est complétée par le Protocole financier, par des accords conclus avec les États hôtes de l’Organisation et avec ses États membres et ses États membres associés, et par un protocole relatif aux privilèges et immunités. 

La gouvernance de l’Organisation repose sur la participation de ses États membres, qui la financent collectivement, sont représentés au Conseil du CERN et exercent leur pouvoir décisionnaire à travers leur droit de vote. 

Les représentants des États membres associés ont le droit d’assister aux sessions du Conseil et aux réunions de certains organes subsidiaires, mais n’ont pas le droit de vote, ce qui se traduit par un rôle plus limité dans la gouvernance de l’Organisation. 

En outre, le CERN accorde le statut d’observateur à certains États et organisations intergouvernementales qui entretiennent avec lui des relations scientifiques ou institutionnelles étroites. Les observateurs peuvent assister à l’examen de certains points particuliers de l’ordre du jour du Conseil, mais ils ne participent pas à la prise de décisions, ce qui permet au CERN d’entretenir des liens forts à l’échelle internationale tout en réservant le pouvoir de gouvernance à ses membres. 

Ensemble, les États membres et les États membres associés du CERN et les États et organisations ayant le statut d’observateur auprès du CERN forment un cadre robuste conjuguant gouvernance, participation internationale et collaboration scientifique mondiale. Ce cadre, établi par la Convention du CERN et d’autres instruments juridiques connexes, respecte la personnalité juridique internationale de l’Organisation et lui permet d’agir de manière indépendante pour la poursuite de sa mission, et dans son intérêt.

1.2.1 Le rôle du Conseil

Le Conseil est l’organe décisionnel suprême du CERN. Il définit la politique scientifique, technique et administrative de l’Organisation, ainsi que ses programmes stratégiques, fixe ses objectifs annuels et assure leur suivi, et approuve le budget du CERN.

Le Conseil se compose de deux délégués de chacun des États membres, à savoir généralement :

  • un délégué représentant l’administration nationale de son pays ;
  • un délégué représentant la communauté scientifique nationale de son pays.

Aucun membre du personnel employé du CERN ni aucun membre du personnel associé recevant des prestations financières de l’Organisation ne peut représenter un État membre au Conseil.

Les travaux du Conseil sont régis par un Règlement intérieur, sous l’autorité du président du Conseil. Le directeur général du CERN, en sa qualité de secrétaire du Conseil, veille à ce que celui-ci dispose de l’infrastructure et de l’appui appropriés, avec notamment l’assistance du secrétariat du Conseil et du conseiller juridique du CERN. 

En temps normal, le Conseil tient chaque année quatre réunions ordinaires (appelées « sessions »), mais peut en tenir davantage. Il peut également se réunir en session extraordinaire à la demande de son président ou d’au moins cinq États membres.

Le Conseil a trois formations : Conseil public, Conseil restreint et huis clos. Différentes modalités de participation s’appliquent à chaque formation. Le Conseil public se tient en public. Le Conseil se réunit en principe en présentiel, mais, dans des circonstances exceptionnelles, le président peut décider que la réunion sera organisée à distance ou en mode hybride.

Le Conseil est assisté dans ses fonctions par cinq organes subsidiaires : le Comité des finances, le Comité des directives scientifiques, le Forum tripartite sur les conditions d’emploi, le Comité d’audit et le Conseil d’administration de la Caisse de pensions, lesquels sont présentés en détail au paragraphe 1.3 ci-après.

1.2.2 Rôle du président du Conseil

Le président du Conseil est élu par le Conseil pour un mandat d’un an, et peut être réélu, dans la limite de deux mandats consécutifs d’un an au plus. 

En principe, le président est élu parmi les délégués du Conseil. Cependant, pendant la durée de son mandat, le président n’a pas la qualité de délégué. 

Le président prépare les ordres du jour et préside les sessions du Conseil. Il participe aux débats de façon impartiale et ne recherche pas l’intérêt d’un État membre. Dans l’exercice de ses fonctions, il est placé sous la seule autorité du Conseil.

Le président est soutenu dans ces fonctions par deux vice-présidents, qui sont élus par le Conseil. 

Les cinq organes subsidiaires du Conseil sont les suivants :

1.3.1 Le Comité des finances (FC)

Le Comité des finances surveille la situation financière globale de l’Organisation et formule des recommandations au Conseil sur les questions relatives aux finances, à la planification, au budget, aux procédures, au personnel et aux aspects commerciaux, notamment sur l’adjudication des contrats d’achats et de services du CERN. Les attributions générales, les responsabilités, la composition et les procédures de travail du Comité des finances sont définies dans son mandat, qui est entré en vigueur le 1er octobre 2022.

Chaque État membre du CERN peut envoyer jusqu’à deux représentants (appelés « membres »), et jusqu’à deux conseillers, aux réunions du Comité des finances. Les États membres associés ont aussi le droit d’y envoyer des représentants, lesquels peuvent prendre la parole, mais ne peuvent pas voter. 

Le Comité des finances se réunit au moins une fois avant chaque session ordinaire du Conseil et peut tenir des réunions supplémentaires. Les réunions ordinaires du Comité des finances sont aussi ouvertes aux directeurs et chefs de département du CERN ainsi qu’aux représentants de l’Association du personnel du CERN.

Chaque année en juin, le Comité des finances examine le bilan d’activités annuel de l’exercice précédent, ainsi que les états financiers du CERN et de la Caisse de pensions, et recommande leur approbation au Conseil. Il passe également en revue le plan à moyen terme1, qui inclut le budget pour l’année suivante. Pendant la deuxième moitié de l’année, il assiste le Conseil sur des questions telles que l’indice de variation des coûts et les plans de consolidation des sites et des bâtiments.

Pour les questions liées au personnel, le Comité des finances bénéficie des avis du Forum tripartite sur les conditions d’emploi (TREF), comme expliqué au point 1.3.3 ci-après.

1 Le plan à moyen terme est le principal document relatif à la planification et au budget du CERN portant sur une période pluriannuelle (en général cinq ans). Il définit les priorités du programme scientifique, les principaux projets et améliorations, les besoins en ressources (financières et humaines) et les objectifs stratégiques pour tous les secteurs.

1.3.2 Le Comité des directives scientifiques (SPC)

Le Comité des directives scientifiques surveille de façon générale les activités scientifiques de l’Organisation, notamment en réalisant périodiquement des veilles prospectives, et formule des observations et des recommandations, en particulier, sur les aspects suivants :

  • les priorités en matière de programmes de recherche et la répartition des travaux de recherche, tant dans les laboratoires de l’Organisation qu’à l’extérieur ;
  • les aspects scientifiques de la stratégie européenne pour la physique des particules ;
  • le plan à moyen terme1 ;
  • les résultats de l’Organisation par rapport aux objectifs annuels fixés pour l’année précédente ;
  • les nominations de personnel supérieur par le Conseil ;
  • la gestion et les dotations en personnel de l’Organisation, du point de vue de la politique scientifique, notamment les programmes concernant les nouveaux diplômés et les membres du personnel associés ;
  • toute autre question scientifique ou technique ayant une incidence sur les activités de l’Organisation.

Les attributions générales, les responsabilités, la composition et les procédures de travail du Comité des directives scientifiques sont définies dans son mandat, qui est entré en vigueur le 1er novembre 2023.

Il existe deux catégories de membres du Comité des directives scientifiques :

  • les membres nommés par le Conseil, qui agissent à titre personnel et non en tant que représentants des intérêts d’un État ou d’une entité. Ils ont un mandat unique fixe de quatre ans ;
  • les membres ès qualités, qui sont les présidents des autres organes scientifiques du CERN, tels que le Comité des expériences LHC (LHCC), le Comité des expériences SPS (SPSC) et le Comité des expériences ISOLDE/n_TOF (INTC). Ils agissent à titre personnel et, même s’ils ont la possibilité de rendre compte des activités des organes auxquels ils appartiennent, ils ne défendent pas les intérêts d’un État ou d’une entité dans le processus de décision du Comité.

Le Comité se réunit au moins une fois avant chaque session ordinaire du Conseil et peut convoquer des réunions supplémentaires à la demande du Conseil, du président ou de la majorité des membres. 

1 Le plan à moyen terme est le principal document relatif à la planification et au budget du CERN portant sur une période pluriannuelle (en général cinq ans). Il définit les priorités du programme scientifique, les principaux projets et améliorations, les besoins en ressources (financières et humaines) et les objectifs stratégiques pour tous les secteurs.

1.3.3 Forum tripartite sur les conditions d’emploi  (TREF)

Créé en 1994, le TREF est un forum tripartite qui examine les conditions générales d’emploi au CERN, les questions de diversité et d’inclusion, ainsi que les statistiques annuelles du personnel de l’Organisation. Il donne des avis au Conseil, en principe par l’intermédiaire du Comité des finances, notamment sur certains aspects des conditions de rémunération et d’emploi au CERN, y compris les modifications associées apportées aux Statut et Règlement du personnel. À travers ses activités, le TREF joue un rôle précieux en donnant aux États membres, à la Direction et à l’Association du personnel l’occasion d’exprimer leur point de vue, et facilite ainsi la prise de décisions par le Comité des finances et le Conseil.

Il se compose des représentants des États membres, de la Direction et de l’Association du personnel. Ses attributions générales, ses responsabilités, sa composition et ses procédures de travail sont définies dans son mandat, qui est entré en vigueur le 1er avril 2023. 

Le TREF tient en règle générale des réunions ordinaires deux fois par an, excepté les années pendant lesquelles se déroule l’examen quinquennal général des conditions financières et sociales, où ses réunions sont plus fréquentes. Le président du TREF présente un rapport au Comité des finances à chaque réunion lors de laquelle une proposition qui a été examinée par le Forum est soumise au Conseil pour commentaire ou décision. Le président du TREF présente également chaque année au Conseil un rapport sur les activités du Forum.

1.3.4 Comité d’audit (AC)

Le Comité d’audit donne des orientations et des conseils indépendants et objectifs sur le bien-fondé et l’efficacité des procédures de l’Organisation dans les domaines suivants :

  • structure de gouvernance ;
  • gestion des risques ;
  • valeurs et éthique ;
  • cadre du contrôle interne ;
  • surveillance de l’audit interne et de l’audit externe.

Grâce à son analyse des rapports d’audit, à ses interactions avec les commissaires aux comptes et le Service d’audit interne du CERN, ainsi qu’à ses échanges réguliers avec des représentants de la Direction du CERN et de l’Administration de la Caisse de pensions, le Comité assure le Conseil du bien-fondé des procédures d’audit au sein de l’Organisation.  

Les attributions générales, les responsabilités, la composition et les procédures de travail du Comité d’audit sont définies dans son mandat, qui est entré en vigueur le 1er juillet 2023.

Le Comité d’audit comprend au moins deux membres nommés par le Conseil, choisis parmi les délégués au Conseil ou les membres du Comité des finances, l’un de ces membres au moins devant être délégué au Conseil, et jusqu’à quatre membres experts externes ayant une expérience solide des questions d’audit. La présidence est assurée par l’un des membres nommés par le Conseil. Le président du Conseil et le président du Comité des finances assistent ès qualités aux réunions du Comité d’audit.Le Comité d’audit se réunit au moins quatre fois par an, en principe en amont des réunions du Conseil. Le président du Comité d’audit rend compte au Comité des finances et au Conseil de l’avancement des travaux du Comité lors de chaque session et présente un rapport annuel d’activité.

1.3.5 Conseil d’administration de la Caisse de pensions (PFGB)

En tant qu’organisation intergouvernementale, le CERN est tenu d’assurer les membres du personnel employés contre, entre autres, les conséquences économiques de l’invalidité, de la vieillesse et du décès. C’est là le rôle de la Caisse de pensions du CERN, conformément aux Statuts et Règlements de la Caisse. 

La Caisse fait partie intégrante du CERN et, à ce titre, n’a pas de personnalité juridique propre ; elle est placée sous la haute autorité du Conseil. La Caisse est gérée par son administrateur. Ses activités font partie des activités officielles de l’Organisation. 

Le Conseil d’administration de la Caisse de pensions, assisté et conseillé par le Comité de placement et le Comité actuariel et technique, est chargé par le Conseil d’assurer la supervision de la Caisse de pensions.

En vertu de l’article VI de la Convention du CERN, le Conseil nomme le directeur général, qui est le fonctionnaire exécutif supérieur et le représentant légal de l’Organisation. Chaque directeur général est assisté du personnel scientifique, technique et administratif jugé nécessaire et autorisé par le Conseil. 

La structure et les procédures de la direction exécutive du CERN sont présentées ci-après.

Le directeur général, agissant par délégation du Conseil, assure la direction d’ensemble du CERN. Nommé par le Conseil pour être l’autorité exécutive supérieure de l’Organisation, le directeur général est notamment chargé de mettre en œuvre l’orientation stratégique, les programmes et les objectifs annuels du CERN, tels qu’approuvés par le Conseil, ainsi que la bonne utilisation des ressources de l’Organisation. Conformément aux règles de procédure en vigueur, le directeur général est nommé pour un mandat unique fixe de cinq ans.

Il est assisté, dans l’exercice de ses fonctions de direction exécutive, par le Directoire. Le directeur général propose la structure du Directoire et des chefs de département et propose des candidats à ces postes en vue de leur nomination par le Conseil. En règle générale, le Conseil approuve ces nominations pour la durée du mandat du directeur général.

Agissant sous l’autorité du directeur général :

  • Les directeurs exercent un pouvoir hiérarchique sur les départements de leur secteur et garantissent la bonne organisation, la cohérence et la bonne exécution des activités de ces départements.
  • Ils assurent également la bonne gestion des risques, l’utilisation appropriée des ressources et la coordination intersectorielle de l’exécution du mandat de leur secteur.
  • Chaque chef de département rend compte à un directeur. Les chefs de département dirigent les activités et gèrent les ressources financières, humaines et matérielles de leur département.

Ainsi, l’autorité hiérarchique émane du directeur général et s’exerce, par l’intermédiaire du Directoire et des chefs de département, à tous les niveaux de l’Organisation.  

En tant que personne responsable en dernier ressort de la Sécurité au CERN, le directeur général met en œuvre une structure organisationnelle en matière de sécurité conformément au Règlement de Sécurité SR-SO de l’Organisation. La Sécurité au CERN recouvre la santé et la sécurité au travail, y compris la radioprotection, la protection de l’environnement et la sûreté de fonctionnement des installations du CERN, y compris la sûreté radiologique.

Le directeur général n’est pas responsable de la gestion interne des collaborations scientifiques multinationales constituant les expériences hébergées au CERN, laquelle relève exclusivement de la structure propre de chaque expérience.

Le niveau le plus élevé de la structure de direction du CERN, présenté à l’illustration 1, comporte trois strates :

  1. Le directeur général
  1. Le Directoire ; pour le mandat 2026–2030, le Directoire constitue la haute Direction, qui se compose comme suit : 
  2. le directeur général
  3. les directeurs des cinq secteurs du CERN :
    1. le directeur des accélérateurs et de la technologie ;
    1. le directeur de la recherche et du calcul scientifique ;
    1. la directrice des relations extérieures ;
    1. le directeur des finances et des ressources humaines ;
    1. la directrice de l’opération des sites ; 
  4.  la responsable générale du système d’information.

L’équipe de la haute Direction ; cet organe se compose des membres du Directoire et des chefs de département de chacun des treize départements du CERN.

Illustration 1 : Aperçu du niveau le plus élevé de la structure de Direction du CERN pour 2026-2030, constitué de cinq secteurs et du Bureau de la CIO, et d’un total de 13 départements : département Ingénierie (EN), département Technologie (TE), département Systèmes d’accélérateurs (SY), département Faisceaux (BE), département Industrie, achats et transfert de connaissances (IPT), département Finances et processus administratifs (FAP), département Ressources humaines (HR), département Technologies de l’information (IT), département Physique expérimentale (EP), département Physique théorique (TH), département Santé et sécurité au travail et protection de l’environnement (HSE), département Sites et génie civil (SCE), et département Appui et amélioration organisationnels (OSI). Les services d’audit et d’enquête (AIS), le Service juridique (LS) et le secrétariat de la justice interne (IJS) sont des unités du secteur Opération des sites (SO). Les départements sont divisés en groupes, eux-mêmes généralement divisés en sections.

3.2.1 Directeur général

Director-General: Mark Thomson
Mark Thomson, Directeur général

Le directeur général dirige le Laboratoire CERN, élabore des propositions en vue d’une décision par le Conseil, met en œuvre les décisions du Conseil et rend compte au Conseil sur l’exécution du programme scientifique, technique et administratif du CERN. Le directeur général peut aussi proposer tout ajustement qu’il estime nécessaire pour répondre à l’évolution des besoins du programme de recherche de l’Organisation. Le directeur général est à la tête du Directoire et préside le Comité exécutif.

Dans le cadre du mandat 2026-2030, rendent compte directement au directeur général :

  • les directeurs ;
  • la responsable générale du système d’information ;
  • le chef du projet FCC ;
  • la conseillère juridique ;
  • la chef des services d’audit et d’enquête ;
  • la chef du secrétariat de la justice interne
  • le chef du département Santé et sécurité au travail et protection de l’environnement
  • l’ombud ;
  • la chef du Bureau du directeur général.

3.2.2 Directeur des accélérateurs et de la technologie (ATS)

Director for Accelerators and Technology: Oliver Brüning
Oliver Brüning, Directeur des accélérateurs et de la technologie

Le directeur des accélérateurs et de la technologie est chargé de la direction stratégique et de la coordination globale des activités du CERN liées aux accélérateurs et aux technologies des accélérateurs, en veillant à ce que celles-ci soient en adéquation avec les objectifs scientifiques et les plans à long terme de l’Organisation. Son rôle consiste également à superviser les principaux programmes et projets du secteur, y compris l’exploitation, la consolidation et l’amélioration du complexe d’accélérateurs du CERN, ainsi que l’appui en ingénierie apporté aux expériences.

Dans le cadre des responsabilités collectives du Directoire, le directeur des accélérateurs et de la technologie contribue à l’élaboration des politiques et à la prise de décisions à l’échelle de l’Organisation, tout en veillant à la pérennité des infrastructures d’accélérateurs, qui sont au cœur des activités de l’Organisation. 

3.2.3 Directeur de la recherche et du calcul scientifique (RCS)

Director for Research and Computing: Gautier Hamel de Monchenault
Gautier Hamel de Monchenault, Directeur de la recherche et du calcul scientifique

Le directeur de la recherche et du calcul scientifique est chargé de la supervision de haut niveau des activités de recherche expérimentale et théorique du Laboratoire, y compris dans le domaine du calcul scientifique. Il veille à ce que ces activités soient conduites dans le respect de la stratégie du secteur, de ses priorités et du périmètre d’activités qui lui est assigné.

Le directeur de la recherche et du calcul scientifique tient régulièrement des réunions avec les directions des départements du secteur ainsi qu’avec celles des expériences afin d’examiner leur situation générale, notamment en ce qui concerne la gestion du budget, du personnel et des projets. Le secteur accueille des milliers d’utilisateurs scientifiques rattachés aux expériences (les utilisateurs) ainsi que des visiteurs scientifiques (dont une majorité de physiciens théoriciens). 

Le directeur de la recherche et du calcul scientifique est un membre ès qualités des comités scientifiques du CERN, et il est chargé de nommer les présidents et les membres de ces comités. Il préside les comités d’examen des ressources et les comités d’examen financier, qui assurent l’examen régulier des finances des expériences. Il représente également l’Organisation au sein de différents comités scientifiques européens et internationaux de haut niveau.

3.2.4 Directrice des relations extérieures (SRS)

Director for Stakeholder Relations: Ursula Bassler
Ursula Bassler, Directrice des relations extérieures

La directrice des relations extérieures est chargée de conduire et d’orienter les relations stratégiques du CERN avec ses États membres et États membres associés, les autorités de ses États hôtes, l’Union européenne, les organisations internationales, les partenaires et les autres acteurs de la société, afin d’obtenir un appui politique, financier et public durable pour la mission scientifique de l’Organisation. 

La directrice des relations extérieures élabore et met en œuvre la stratégie, les cadres de gouvernance et les politiques en matière de relations extérieures, en veillant à ce qu’ils respectent les objectifs institutionnels et les obligations internationales. À la tête du secteur SR, elle assure la supervision stratégique des relations internationales, des partenariats, des missions de communication, d’éducation et d’activités grand public, ainsi que des activités protocolaires du CERN. 

La directrice des relations extérieures représente le CERN dans les instances bilatérales et multilatérales de haut niveau, renforce la coopération mondiale et l’élargissement géographique et favorise les partenariats stratégiques qui consolident l’impact du CERN sur la science, l’innovation et l’éducation. Par ailleurs, elle veille à ce que le point de vue des parties prenantes soit pris en compte dans la prise de décisions, de manière à renforcer le rôle du CERN en tant que modèle de collaboration scientifique internationale.  

3.2.5 Directeur des finances et des ressources humaines (FHR)

Director for Finance and Human Resources: Jan-Paul Brouwer
Jan-Paul Brouwer, Directeur des finances et des ressources humaines

Le directeur des finances et des ressources humaines est chargé de la direction stratégique et de la coordination globale de la gestion financière, de la politique en matière de ressources humaines, des achats, du transfert de connaissances, de l’informatique de gestion et des fonctions administratives connexes du CERN, en appui aux objectifs scientifiques de l’Organisation.

Le directeur des finances et des ressources humaines donne également des avis d’expert au directeur général et à la haute Direction sur toutes les questions liées à ces domaines et veille à ce que les ressources de l’Organisation restent en adéquation avec ses objectifs opérationnels et scientifiques. 

Enfin, le directeur des finances et des ressources humaines entretient des relations avec de nombreux acteurs internes et externes. Parmi eux figurent le Comité des finances et le Conseil, les commissaires aux comptes, l’Association du personnel et de hauts responsables d’institutions financières jouant le rôle d’interface entre le CERN, sa gouvernance et ses organes de surveillance.

3.2.6 Directrice de l’opération des sites (SO)

Director for Site Operations: Mar Capeáns
Mar Capeans, Directrice de l’opération des sites

La directrice de l’opération des sites veille à l’exécution cohérente, efficace et fiable des opérations quotidiennes non scientifiques et non liées aux accélérateurs du CERN. En regroupant sous une même entité différentes fonctions opérationnelles liées à l’opération des sites, ce secteur renforce la coordination, favorise l’amélioration continue et soutient la performance globale et la durabilité de l’Organisation.

La directrice de l’opération des sites joue dans les faits le rôle de directeur de l’exploitation du CERN. Son mandat transversal lui confère des fonctions de supervision et d’intégration stratégiques des principaux domaines opérationnels, à savoir l’opération et le développement des sites ; la santé, la sécurité et la protection de l’environnement ; le développement durable du Laboratoire ; la résilience organisationnelle et l’amélioration continue. Ensemble, ces domaines d’activité garantissent que l’infrastructure et les services du CERN soutiennent pleinement la mission scientifique du Laboratoire.

D’un point de vue administratif, les chefs du département Santé et sécurité au travail et protection de l’environnement (HSE), du Service juridique, des services d’audit et d’enquête et du secrétariat de la justice interne sont rattachés au secteur Opération des sites, mais conservent une indépendance opérationnelle et continuent de rendre compte directement au directeur général.

​3.2.7 Responsable générale du système d’information (CIO)

Chief Information Officer (CIO): Enrica Porcari
Enrica Porcari, Responsable générale du système d’information

La responsable générale du système d’information, à la tête du Bureau de la CIO (OCIO), supervise et oriente la stratégie, la gouvernance et la politique de l’Organisation en matière de technologie numérique dans tous les secteurs. Sa mission consiste notamment à élaborer et à mettre en œuvre des politiques, à garantir la conformité avec les réglementations internationales et à mener des initiatives de transformation numérique. 

Le Bureau de la responsable générale du système d’information se compose d’une équipe d’experts de haut niveau du CERN chargés d’élaborer la stratégie, la gouvernance et les politiques en la matière, la mise en œuvre et l’exécution relevant de la responsabilité des départements du CERN. Ainsi, la responsable générale du système d’information dirige l’intégration des technologies pertinentes au CERN, entre autres l’IA, les centres de calcul haute performance et l’informatique quantique, en garantissant une mise en œuvre en toute sécurité et en adéquation avec les objectifs de l’Organisation. 

La responsable générale du système d’information représente en outre l’Organisation au sein de différents comités et initiatives européens et internationaux de haut niveau dans les domaines de la technologie et de la stratégie de l’information numérique.

Le Comité exécutif est l’organe de direction de haut niveau de l’Organisation. Il offre une instance de discussion, de prise de décisions et de conseil sur les questions d’importance stratégique, organisationnelle, financière et opérationnelle qui concernent l’ensemble des secteurs ou nécessitent une coordination à l’échelle de l’Organisation. 

Le rôle du Comité exécutif est d’assister le directeur général dans l’exercice de la direction collective, la coordination stratégique et la surveillance exécutive du CERN, en garantissant la cohérence entre les secteurs et l’alignement avec la mission, la stratégie à long terme et le cadre de gouvernance de l’Organisation.

S’il y a lieu, les discussions et les décisions du Comité exécutif peuvent contribuer à l’élaboration des documents, des propositions et des recommandations soumis au Conseil.

Sous l’autorité du directeur général et conformément aux instructions données par le Conseil du CERN, le Comité exécutif examine notamment les questions suivantes :

  • la stratégie et les priorités à l’échelle de l’Organisation ;
  • la coordination entre les secteurs et les arbitrages associés ;
  • les principales questions organisationnelles ainsi que celles liées aux ressources et aux risques ;
  • la préparation et la mise en œuvre des décisions du Conseil ;
  • les questions soulevées par les membres du Directoire qui nécessitent un examen collectif au niveau de l’exécutif.

Le Comité exécutif accomplit sa mission à l’intérieur du cadre de gouvernance du CERN. Son action s’inscrit dans le cadre du pouvoir statutaire du Conseil du CERN et des responsabilités de gestion hiérarchique du directeur général et des directeurs dans leurs secteurs respectifs, mais il ne saurait se substituer à eux.

Le Comité exécutif est composé du directeur général, des directeurs et de la responsable générale du système d’information, qui en sont membres ès qualités. 

En cas d’absence, les membres du Comité exécutif peuvent se faire remplacer de manière ponctuelle, pour une réunion déterminée, à titre exceptionnel et sous réserve de l’accord du directeur général.

Des experts dans des domaines spécifiques peuvent être invités à présenter un exposé au Comité exécutif, lorsque son président estime qu’une telle intervention est justifiée au regard d’un ou de plusieurs points de l’ordre du jour.

Le Comité exécutif se réunit en présentiel une fois par mois pour une réunion d’une demi-journée, généralement sept à dix jours après celle du Comité de direction. Les réunions sont convoquées et présidées par le directeur général ou, en cas d’absence exceptionnelle du directeur général, par un membre du Directoire désigné à cet effet par le directeur général. 

Le Bureau du directeur général assure une fonction de secrétariat ; il est chargé d’organiser les réunions du Comité exécutif, de coordonner les ordres du jour, de préparer la documentation, d’établir les procès-verbaux des discussions et d’assurer le suivi administratif. 

Pour chaque réunion, l’ordre du jour est établi par le directeur général, en étroite concertation avec les membres du Comité exécutif. Chaque point de l’ordre du jour est proposé et porté par au moins un membre du Directoire.

Les points inscrits à l’ordre du jour sont présentés au moyen d’un modèle standardisé, garantissant une structure uniforme pour leur examen et la prise de décision. Ce modèle prévoit notamment :

  • un résumé ;
  • les questions à traiter ;
  • les risques ;
  • les incidences sur les ressources.

Le Comité de la machine à haute luminosité (HLMC) est chargé de toutes les questions relatives aux aspects techniques et à la performance de la machine LHC pour sa phase à haute luminosité. Il réunit au sein d’une même instance les activités auparavant pilotées par le Comité de la machine LHC (LMC) et le Comité de coordination technique du projet LHC à haute luminosité (HL-LHC TCC). Le mandat du Comité de la machine à haute luminosité s’étend sur toute la durée du LS3 et de la phase de remise en service qui suivra. Le comité définit, tient à jour et fait évoluer la base de référence opérationnelle du LHC, à savoir les paramètres de la machine, les configurations opérationnelles ainsi que l’architecture matérielle et les options associées. 

Le chef du projet HL-LHC et le coordinateur du troisième long arrêt (LS3) rendent compte au Comité exécutif pour chacune de ces activités stratégiques du CERN. D’autres grands projets transversaux intégrés à la structure de coordination du LS3 pendant le mandat 2026-2030 feront également l’objet de rapports réguliers au Comité exécutif. Ils incluent les projets suivants : projet de consolidation de la zone Nord (SPS) ; installation d’arrêt de faisceaux ECN3 ; préparation de l’expérience ShiP ; études sur la physique au-delà des collisionneurs ; élaboration de la nouvelle feuille de route pour la mise en œuvre de la physique hors collisionneur du CERN.

Les expériences du CERN sont évaluées par des comités scientifiques, lesquels comprennent des experts externes. Ces comités sont les suivants : le Comité de recherche et développement sur les détecteurs (DRDC), le Comité des expériences ISOLDE et n_ToF (INTC), le Comité des expériences LHC (LHCC), le Comité des expériences reconnues (REC) et le Comité des expériences SPS et PS (SPSC).

Les comités scientifiques susmentionnés formulent des recommandations à la Commission de la recherche (RB), qui décide ensuite du programme d’expérimentation du Laboratoire. La Commission de la recherche, présidée par le directeur général, se compose de plusieurs directeurs et chefs de département et des présidents des comités scientifiques. Les aspects financiers sont examinés par les comités d’examen des ressources pour les grandes expériences LHC et la Grille de calcul mondiale pour le LHC (WLCG), et par les comités d’examen financier pour les autres expériences. De plus amples informations sont disponibles sur cette page : https://committees.web.cern.ch/.

Le Comité consultatif des utilisateurs du CERN (ACCU) est un forum d’échange d’informations et de discussion entre la Direction du CERN, les membres qui y siègent ès qualités et les représentants désignés de la communauté des utilisateurs du CERN, chargé d’examiner les moyens pratiques mis en œuvre par le CERN pour soutenir le travail des utilisateurs au Laboratoire.

Bien qu’ils ne rendent pas directement compte à l’exécutif, différents comités et organes du secteur des finances et des ressources humaines contribuent de manière significative à la prise de décisions par le Comité exécutif dans ces domaines.

Le Comité de l’opération des sites (SOc), présidé par la directrice de l’opération des sites et regroupant les chefs de département de tous les secteurs, veille à ce que l’opération des sites du CERN demeure cohérente, efficace et à même de soutenir le programme scientifique à long terme du Laboratoire. Le Comité de l’opération des sites supervise les enjeux opérationnels transversaux, tels que le développement des sites et l’utilisation de l’espace, la durabilité, la résilience, l’information scientifique et la performance opérationnelle des sites. 

Conformément au Règlement de Sécurité (SR-SO), le Comité pour la politique de Sécurité (SAPOCO) est un organe consultatif auprès du directeur général pour les questions relatives à la politique de Sécurité du CERN. Il le conseille pour la définition de la politique de Sécurité du CERN et les mesures appropriées pour sa mise en œuvre. Il contribue également à l’élaboration et à la révision des règles de Sécurité du CERN, selon les procédures applicables.

Le Comité directeur de la C4 (Communauté de collaboration et de coordination de la CIO) est l’organe directeur de haut niveau de la Communauté ; il fournit une orientation et une gouvernance stratégiques en ce qui concerne le numérique et les technologies de l’information et de la communication. Présidé par la responsable générale du système d’information et regroupant les chefs de département, il approuve les feuilles de route numériques pluriannuelles, examine les progrès réalisés chaque année et prend les décisions concernant les ressources et les priorités lorsque celles-ci concernent plusieurs départements. Lorsqu’une question ne peut pas être résolue au niveau des comités techniques de la Communauté de la CIO, le Comité directeur constitue le dernier niveau d’arbitrage avant soumission au Comité exécutif pour approbation.

La C4 reçoit des contributions de comités techniques et programmatiques spécialisés, tels que le Comité du programme d’intelligence artificielle (AIPC), qui est le principal organe transversal du Laboratoire pour la coordination, la hiérarchisation des priorités et le suivi de la mise en œuvre du programme d’intelligence artificielle du CERN, et le Comité directeur pour la science ouverte (OSSB), qui assure la supervision stratégique du programme de science ouverte du CERN et veille à sa cohérence avec les engagements de l’Organisation en faveur du libre accès, des données FAIR et des logiciels open source. Le Comité directeur pour la science ouverte coordonne également la participation du CERN aux initiatives internationales de science ouverte.

Le Comité directeur du CERN sur les applications médicales (CMASC) sélectionne, hiérarchise, approuve et coordonne toutes les propositions de projet liées à des applications médicales. Il reçoit des éléments d’information du Forum sur les projets d’applications médicales (MAPF) et de divers organes de transfert de connaissances.

Afin d’assurer une coordination efficace à l’échelle du CERN, des comités ont été spécialement créés pour assurer la coordination entre les secteurs du CERN et le Bureau du projet FCC, axés particulièrement sur le FCC-ee pendant la phase d’établissement de la conception de référence, à savoir : 

  • le Comité machines et infrastructures FCC-ATS (FMIC) ;
  • le Comité de coordination génie civil et environnement pour le FCC (FCECB) ;
  • le Comité de coordination relations extérieures pour le FCC (FSCB) ; 
  • le Comité de recherche et d’informatique pour le FCC (FRCB). 

Dans leurs domaines respectifs, ces comités soutiennent l’exécution efficace et cohérente du programme défini par le chef du projet FCC. Les présidents de ces comités rendent compte au Comité exécutif au moins une fois par an.

Le Comité tripartite pour l’implantation territoriale du FCC coordonne les activités entre les autorités des États hôtes, la Direction du CERN et le Bureau du projet FCC.

Le Comité directeur pour le Portail de la science est coprésidé par la directrice de l’opération des sites et la directrice des relations extérieures. Il coordonne l’exploitation du campus du Portail de la science ainsi que la production de contenu et les activités en lien avec celui-ci. 

Le Comité du patrimoine supervise les activités du CERN relatives à la conservation et à la gestion des archives du Laboratoire et des équipements scientifiques d’intérêt historique, ainsi que les initiatives visant à documenter l’histoire du CERN.

Le Comité de direction assiste le directeur général et le Directoire en veillant à la coordination, à la cohérence et à la préparation efficaces des points soumis au Comité exécutif.

Le Comité de direction permet un dialogue intersectoriel structuré, la coordination et l’affinement des propositions, et contribue à l’efficacité de la gouvernance exécutive du CERN. Il soutient la coordination et la préparation des questions à soumettre au Comité exécutif, et garantit une cohérence entre les secteurs sur les questions opérationnelles et stratégiques.

Les questions examinées par le Comité de direction incluent :

  • les questions opérationnelles intersectorielles ;
  • les questions organisationnelles et celles liées aux ressources qui nécessitent une coordination ;
  • l’examen préliminaire des propositions destinées à être soumises au Comité exécutif pour décision.

Les réunions du Comité de direction sont programmées en amont des réunions du Comité exécutif, généralement avec un intervalle d’environ une semaine, pour permettre la préparation, la consolidation et la finalisation des dossiers avant que le Comité exécutif les examine et prenne une décision à leur égard.

Bien que le Comité de direction puisse formuler des recommandations et repérer des options à privilégier, il ne s’agit pas d’un organe décisionnel. Les décisions de gestion formelles, éclairées par les discussions du Comité de direction, sont prises au niveau du Comité exécutif. Le Comité de direction ne se substitue pas aux responsabilités de la ligne hiérarchique et n’examine pas des questions qui peuvent être traitées efficacement au sein d’un secteur ou d’un département.

Le Comité de direction est composé du Directoire et des chefs de département.

En cas d’absence, les membres du Comité de direction peuvent se faire remplacer, de manière ponctuelle, pour une réunion déterminée, sous réserve que le Bureau du directeur général en soit informé à l’avance.

Des experts dans des domaines spécifiques peuvent être invités à présenter un exposé au Comité de direction, lorsque son président estime qu’une telle intervention est justifiée au regard d’un ou de plusieurs points de l’ordre du jour.

Le Comité de direction se réunit en présentiel tous les mois. Ses réunions sont convoquées et présidées par le directeur général ou, en cas d’absence du directeur général, par un membre du Directoire désigné à cet effet par le directeur général.

Le Bureau du directeur général assure une fonction de secrétariat ; il est chargé d’organiser les réunions du Comité de direction, de coordonner les ordres du jour, de préparer la documentation, d’établir les procès-verbaux des discussions et d’assurer le suivi administratif. L’ordre du jour de chaque réunion du Comité de direction est proposé par le Directoire et préparé en concertation avec l’équipe de direction départementale relevant de chaque directeur (composée des chefs de département).

Chaque point de l’ordre du jour doit être porté par un membre du Directoire pour pouvoir être retenu. Les points sont présentés au moyen d’un modèle standardisé afin de garantir la clarté, la cohérence et l’exhaustivité des informations. Ce modèle prévoit notamment :

  • un résumé ;
  • les questions à traiter ;
  • les risques ;
  • les incidences sur les ressources.

Le Comité de direction formule des positions coordonnées, des recommandations et des propositions finalisées permettant d’éclairer les délibérations ultérieures du Comité exécutif. À l’issue de chaque réunion du Comité de direction, un projet de procès-verbal et la liste des actions prévues sont diffusés aux membres du Comité dans un délai de trois jours ouvrables. La responsabilité du suivi des actions incombe, selon le cas, aux directeurs ou chefs de département concernés.

Les principaux résultats des réunions du Comité de direction sont communiqués régulièrement à la communauté du CERN.

Le secteur ATS est chargé de l’exploitation sûre, fiable et efficace de la chaîne d’accélérateurs du CERN, y compris du Grand collisionneur de hadrons (LHC) et de son complexe d’injecteurs. Il supervise l’ensemble du cycle de vie des systèmes d’accélérateur et des technologies connexes, soutenant ainsi directement la mission scientifique du CERN. 

Nature des activités
Le secteur ATS conçoit, développe, exploite, entretient et fait évoluer les accélérateurs du CERN et les technologies spécialisées qui les sous-tendent. Ses domaines de spécialisation incluent les aimants, les systèmes radiofréquence, l’instrumentation de faisceau, la cryogénie, les systèmes d’alimentation électrique et de ventilation, et l’infrastructure de contrôle. En raison de leurs exigences très spécifiques, ces éléments sont en principe développés en interne. Le secteur ATS apporte également un appui aux expériences qui utilisent ces technologies.      

L’une des priorités du secteur est l’amélioration et l’évolution à long terme des infrastructures des accélérateurs du CERN, notamment à travers des programmes phares tels que le LHC à haute luminosité (HL-LHC), pour que le CERN conserve son leadership scientifique dans le domaine des technologies d’accélérateurs.

Organisation et structure
Le secteur ATS comprend quatre départements (voir l’illustration 2) : Faisceaux (BE), Ingénierie (EN), Systèmes d’accélérateurs (SY) et Technologie (TE). Cette structure vise à garantir la cohérence entre les domaines de la physique des accélérateurs, de l’ingénierie, de l’intégration des systèmes et des technologies appliquées.

Illustration 2 : Secteur ATS : structure des départements et des groupes
6.1.1 Département Faisceaux (BE)

Le département BE est chargé des études et de la conception, des activités de métrologie et d’alignement, du contrôle et de l’exploitation de l’ensemble des accélérateurs, des infrastructures techniques, des installations de test des accélérateurs, des lignes de faisceau secondaires et des zones d’expériences du CERN. Pour la période 2026-2030, sa mission est d’assurer l’avenir du CERN en atteignant l’excellence opérationnelle dans l’exploitation des accélérateurs, grâce à la modernisation continue du complexe d’accélérateurs et à l’élaboration d’outils de pointe nécessaires pour répondre aux défis futurs. Au cours de cette période, l’accent sera mis sur la réalisation des contributions du département BE au troisième long arrêt (LS3) dans le cadre de la mission susmentionnée. 

Nature des activités
Le département BE dirige l’exploitation des accélérateurs du CERN, notamment du LHC, de la chaîne d’injecteurs et des installations associées. Il veille à leur performance optimale sur le plan de l’intensité, de la stabilité, de la brillance et de la disponibilité du faisceau, en s’appuyant sur des systèmes de contrôle de pointe assurant la sécurité et la reproductibilité des opérations.

Compétences et contributions
Le département BE possède des compétences de niveau mondial et des connaissances de pointe dans les domaines spécialisés associés à la physique des accélérateurs, parmi lesquels la dynamique des faisceaux de particules, les codes de simulation de particules, les techniques d’accélération novatrices, le chronométrage de précision, la robotique, la mécatronique et la métrologie géodésique. Il mène des activités de R&D ou y collabore afin d’améliorer de manière continue les complexes d’accélérateurs et les zones d’expériences du CERN et de répondre aux besoins des améliorations et projets futurs.  

6.1.2 Département Ingénierie (EN)

Le département EN est l’autorité centrale du CERN en matière d’ingénierie. Il fournit les compétences, les systèmes d’infrastructure et la coordination technique nécessaires pour les phases de conception, d’installation, d’exploitation, de maintenance et de démontage du complexe d’accélérateurs et des installations d’expérimentation du CERN.

Nature des activités    
Le département EN exploite, entretient et consolide l’infrastructure du CERN, notamment ses systèmes de distribution électrique, de refroidissement et de ventilation, de transport, de manutention, d’accès et d’alarme. Ces systèmes sont essentiels pour assurer une exploitation sûre et fiable des accélérateurs et des expériences présents sur le domaine.

Compétences et contributions
Le département EN fournit des compétences en ingénierie mécanique et en matériaux servant à la conception, à l’élaboration de prototypes, à la fabrication et à l’assemblage des éléments des accélérateurs et des détecteurs. Il est également chargé de la coordination technique pendant les arrêts techniques du CERN, ainsi que de l’arrêt des accélérateurs et des expériences, et s’assure de la planification et de l’exécution sûres, cohérentes et efficaces des interventions prévues dans les différents départements.

6.1.3 Département Systèmes d’accélérateurs (SY)

Le département SY est chargé de fournir des systèmes techniques efficaces liés aux faisceaux pour les accélérateurs du CERN.

Nature des activités
Le département SY conçoit, construit, exploite et met hors service les systèmes d’accélérateurs. Il fait autorité au CERN dans les domaines des systèmes radiofréquence résistifs et supraconducteurs, l’instrumentation de faisceau, les dispositifs d’interception de faisceau, les installations d’injection, d’extraction et de transfert de faisceau ainsi que les systèmes de conversion de puissance. Il contribue par ailleurs à la formation et au développement de la prochaine génération de physiciens, d’ingénieurs et de techniciens dans ces domaines.

Compétences et contributions
Le département SY veille au maintien et au développement de compétences de niveau mondial et de connaissances de pointe en matière de systèmes d’accélérateur et dans les domaines technologiques spécialisés associés, tels que l’ingénierie radiofréquence, les techniques d’accélération, les technologies des capteurs électromagnétiques et photoniques, les interactions faisceau-matière, les technologies des aimants pulsés, ainsi que la génération et la mesure précises des courants. 

6.1.4 Département Technologie (TE)

Le département TE est chargé des technologies propres aux accélérateurs et des systèmes techniques nécessaires pour l’exploitation, l’amélioration et le développement futur des accélérateurs de particules du CERN. 

Nature des activités
Le département intervient principalement dans la mise au point, l’exploitation et la maintenance des technologies clés des accélérateurs : aimants supraconducteurs et résistifs, systèmes de protection des aimants et des circuits, installations cryogéniques et systèmes à ultravide. Il apporte également un appui aux expériences pour leurs systèmes cryogéniques et de vide.

Compétences et contributions
Le département TE veille au maintien et au développement de compétences de niveau mondial dans des domaines technologiques spécialisés, tels que les technologies supraconductrices à basse et à haute température, la protection des machines, les techniques d’assurance qualité électrique, les technologies cryogéniques et du vide, ainsi que les techniques de revêtement et de traitement de surface. Il mène des activités de recherche et développement dans ces domaines, qui sont nécessaires pour la consolidation et l’amélioration de l’actuel complexe d’accélérateurs du CERN et pour ses futurs projets, en collaboration étroite avec les partenaires européens et les autres acteurs internationaux.

Le secteur RCS est chargé de tous les aspects de la recherche expérimentale et théorique du CERN, dans le cadre du programme LHC comme d’autres programmes, et de l’infrastructure de calcul nécessaire pour appuyer cette recherche. 

Nature des activités
Ses activités sont notamment les suivantes : participation à des expériences menées au CERN et à d’autres projets approuvés, et fourniture d’un appui à ces expériences et projets ; recherche en physique théorique ; R&D sur les détecteurs, et développement et exploitation de l’infrastructure et des services informatiques. En 2026-2030, la priorité absolue du secteur RCS est de mener à bien les améliorations de phase 2 des détecteurs ATLAS et CMS, afin qu’ils soient prêts pour le démarrage du LHC à haute luminosité.

Organisation et structure
Le secteur RCS comprend trois départements : Physique expérimentale, Physique théorique et Technologies de l’information (comme le montre l’illustration 3). Il compte également un groupe consacré aux projets, directement placé sous la supervision du directeur du secteur RCS. Actuellement, le seul projet mené est celui de la plateforme neutrino.

Illustration 3 : Secteur RCS : structure des départements et des groupes
6.2.1 Département Physique expérimentale (EP)

Le département EP conçoit et exploite des expériences de physique des particules de grande échelle et développe et construit des détecteurs. Ce faisant, le département traduit des questions scientifiques fondamentales en résultats mesurables. C’est l’un plus grands départements du CERN du point de vue du nombre de membres du personnel, titulaires et autres : boursiers, nouveaux diplômés, attachés et étudiants. En outre, il accueille environ 12 500 utilisateurs, qui viennent au CERN depuis des instituts du monde entier pour mener à bien leurs recherches scientifiques.

Nature des activités
Le département EP conçoit et exploite des expériences, développe et construit des détecteurs, et collecte et analyse des données de physique. Il mène des recherches en physique expérimentale des particules et physique nucléaire, en étroite collaboration avec la communauté scientifique au sens large du CERN, à laquelle il apporte un appui.

Compétences et contributions
Le département EP mène des expériences internationales de premier plan et y contribue (par ex., auprès du LHC et ailleurs). Il exploite de vastes ensembles de données afin de mettre à l’épreuve les modèles théoriques et faire progresser la compréhension de la physique des particules fondamentale.

Au-delà de la découverte scientifique, le département EP met à la disposition de la communauté mondiale de la physique des hautes énergies et des domaines scientifiques voisins une infrastructure technologique et une plateforme collaborative. Il fait progresser l’innovation dans le domaine des détecteurs, soutient une base d’utilisateurs mondiale et forme la prochaine génération de scientifiques.

6.2.2 Département Technologies de l’information (IT)

Le département IT soutient la mission scientifique centrale du CERN en agissant à la fois comme fournisseur de services et comme partenaire stratégique pour la communauté du CERN en matière de technologie. Il met à disposition des services informatiques de pointe et apporte une expertise technique spécialisée aux expériences, aux accélérateurs et aux utilisateurs.

Nature des activités
Les activités du département couvrent principalement les domaines techniques suivants :

  • calcul scientifique et informatique distribuée ;
  • stockage et gestion des données ;
  • réseaux et connectivité mondiale ;
  • environnement en nuage, plateformes de calcul et services centraux ;
  • services collaboratifs, administratifs et d’entreprise ;
  • cybersécurité et protection des données ;
  • activités de recherche et développement de pointe dans le domaine des technologies de l’information.

Compétences et contributions
Le département IT compte parmi ses fonctions essentielles le traitement, le stockage et la distribution à l’échelle mondiale des vastes volumes de données scientifiques produits par les expériences du CERN. Il assure notamment l’exploitation du Centre de données du CERN et la coordination des activités liées au rôle du CERN en tant que centre de niveau 0 de la Grille de calcul mondiale pour le LHC (WLCG), qui permet un accès mondial aux données à des fins de reconstitution, de simulation et d’analyse.

En parallèle, le département IT prépare le Laboratoire aux défis futurs, notamment dans les domaines de la gestion et du stockage de données, du calcul hétérogène et parallèle, ainsi que des architectures évolutives. Il favorise également l’innovation et la collaboration en matière de calcul scientifique au sein des États membres et au-delà, notamment au travers d’activités de formation spécialisées, telles que les écoles d’informatique du CERN. 

6.2.3 Département Physique théorique (TH)

En tant que centre d’excellence dans tous les aspects de la physique théorique des hautes énergies et dans les domaines connexes, le département TH apporte un appui au programme d’expériences du CERN et tire parti de l’environnement scientifique stimulant du Laboratoire.

Nature des activités
Le département joue le rôle de pôle d’excellence pour la communauté internationale de la physique théorique, en permettant aux physiciens de se réunir, d’échanger des idées et de collaborer. Il contribue à l’éducation, à la formation et à la communication grand public dans le domaine de la physique théorique, au CERN comme ailleurs.

Compétences et contributions
Le département TH a pour mission première de promouvoir la recherche fondamentale dans tous les domaines directement liés à la physique des hautes énergies, notamment la cosmologie, l’astrophysique des hautes énergies, ainsi que les théories des champs et des cordes. Au travers du programme des visiteurs de courte durée TH, de la série des instituts TH et d’un large éventail d’ateliers, de groupes de travail et de réunions régulières, le département TH facilite les échanges scientifiques entre théoriciens ainsi qu’entre théoriciens et expérimentateurs au CERN et ailleurs.

Le secteur SR est chargé de gérer les relations entre le CERN et les États hôtes, les États membres et États membres associés, les États non-membres, ainsi qu’avec ses partenaires institutionnels et les autres parties prenantes. À ce titre, il soutient l’action de l’Organisation dans les domaines politique, institutionnel et sociétal.

L’un des principaux axes de travail du secteur pour la période 2026-2030 consiste à susciter un large soutien en faveur du futur projet phare du CERN, i) en renforçant les relations avec les États membres et États membres associés et avec l’Union européenne, ii) en explorant les possibilités d’un élargissement stratégique, en mettant l’accent sur les pays qui disposent déjà d’importantes communautés d’utilisateurs au CERN, et iii) en menant des activités de communication, de sensibilisation et d’éducation efficaces, en particulier au niveau local. Le maintien d’excellentes relations avec les États hôtes du CERN, la Suisse et la France, ainsi que la supervision de l’implantation territoriale du projet FCC et des relations avec les parties prenantes concernées, figurent également parmi les priorités du secteur.

Nature des activités
Le secteur SR est chargé du positionnement institutionnel du CERN, des relations extérieures et de l’appui stratégique. Il gère les relations avec les États membres et les États membres associés, les États hôtes, l’Union européenne et les États non-membres. Parallèlement, le secteur est responsable de la communication externe du CERN, notamment auprès du public, ainsi que des relations avec les milieux de l’enseignement et de l’éducation.

Organisation et structure
Le secteur est dirigé par la directrice des relations extérieures et se compose d’un Bureau de direction resserré et de deux groupes opérationnels principaux : Relations institutionnelles (SE) et Éducation, communication et activités grand public (ECO) (comme le montre l’illustration 4).

Illustration 4 : Structure des groupes du secteur SR

Le Bureau de direction concentre ses activités sur la coordination des ressources, l’administration, la planification, l’appui en matière de ressources humaines, la gestion des risques et les fonctions essentielles du secteur apportant un appui aux groupes opérationnels SE et ECO dans leurs activités respectives en matière de relations institutionnelles et de communication externe.

6.3.1 Groupe Relations institutionnelles (SE)

Le groupe SE entretient et renforce les relations avec les principales instances décisionnelles qui influencent directement les soutiens du CERN. Ainsi, les relations diplomatiques du CERN avec les États membres, les États membres associés, les États hôtes et les États non-membres sont au cœur des activités du groupe. Le groupe coordonne également les activités de collecte de fonds et de partenariat, propose des services protocolaires pour les dignitaires en visite, organise les sessions du Conseil du CERN et apporte un appui en matière de traduction et de rédaction de procès-verbaux. Un Bureau des projets UE orchestre les relations stratégiques du CERN avec les autorités de l’UE et l’ensemble des activités liées aux projets financés par l’UE, assurant ainsi une coordination étroite entre le CERN et la Commission européenne. Pendant toute la durée du mandat, l’une des principales missions du groupe SE concernera l’implantation territoriale du projet FCC, si ce dernier est approuvé, et les relations avec le territoire.

Par ces activités, le groupe SE s’attache à assurer le soutien politique, financier et institutionnel nécessaire à la réalisation des programmes scientifiques et des objectifs stratégiques du CERN. 

6.3.2 Groupe Éducation, communication et activités grand public (ECO)

Le groupe ECO supervise les canaux de communication internes et externes du CERN (presse, site web, médias sociaux), la production de contenu, l’identité de marque, les programmes de communication destinés aux écoles et aux enseignants, les relations avec les alumnis, les expositions et l’impact visuel, ainsi que d’autres initiatives telles que le programme Arts at CERN, qui contribuent à faire connaître la mission scientifique et sociétale du CERN auprès d’un public le plus large possible. Le groupe ECO travaille en étroite coopération avec le centre de visites du Portail de la science du CERN pour mettre au point des expositions et des activités éducatives et planifier des événements publics. 

À court terme, l’une des responsabilités du groupe ECO consiste à contribuer activement aux activités de débat public et aux actions de dialogue avec les communautés locales en préparation du futur projet phare du CERN.

Le secteur FHR veille à l’adéquation des ressources humaines et financières du CERN avec les ambitions scientifiques de l’Organisation et à leur utilisation efficace et efficiente.

Nature des activités
Le secteur FHR comprend trois départements (voir l’illustration 5). Il est chargé de planifier, organiser et coordonner l’ensemble des activités du CERN dans les domaines des finances, de l’administration, des achats et des ressources humaines. Il élabore des stratégies prospectives en matière de ressources afin de soutenir les projets futurs de l’Organisation. Il est également chargé de gérer les intérêts du CERN en matière de propriété intellectuelle, dans le but principal de maximiser les retombées positives des activités de l’Organisation sur la société dans son ensemble.

Illustration 5 : Secteur FHR : structure des départements et des groupes

Compétences et contributions
Les compétences du secteur FHR dans les domaines des ressources humaines, des finances et de la comptabilité, des achats et du transfert de connaissances au CERN lui permettent de mener à bien des activités institutionnelles essentielles, notamment la planification des effectifs, l’appui à la Direction dans l’élaboration du plan à moyen terme, le suivi de l’exécution du budget, la gestion des cadres contractuels, ainsi que le transfert de technologies du CERN par le biais d’accords de licence et d’un accompagnement des jeunes entreprises.

6.4.1 Département Finances et processus administratifs (FAP)

Le département FAP est chargé de gérer de manière efficace et efficiente les ressources financières et les engagements de l’Organisation, en veillant au respect des règles et procédures financières du CERN. 

Nature des activités
Le département FAP assure la gestion de la trésorerie et de la comptabilité du CERN, établit ses états financiers, assure le suivi et la présentation des comptes de tiers, apporte un appui aux processus financiers et vérifie les paiements liés aux factures, aux salaires et aux demandes de remboursement.

Le département coordonne la planification des ressources financières de l’Organisation à court et à long termes, apporte un appui à la Direction dans la prise de décisions en matière de planification financière et prépare les documents financiers destinés aux organes de tutelle du CERN. Il établit pour la Direction des rapports financiers internes concernant l’Organisation dans son ensemble ainsi que les différents projets. Il analyse les coûts de personnel et élabore et tient à jour des lignes directrices relatives aux procédures de planification financière et administrative du CERN.

Le département FAP fournit et assure l’appui des systèmes informatiques de gestion et des services associés qui sous-tendent les processus administratifs du CERN. Il veille ainsi à la cohérence de la gestion des données et de l’exécution des processus dans les domaines des finances, des ressources humaines et des autres activités de gestion de l’Organisation. 

Compétences et contributions
Le département FAP fournit à la communauté du CERN les services suivants :

  • planification et contrôle des finances ;
  • communication d’informations, analyses, procédures ;
  • services comptables ;
  • coordination des missions ;
  • opérations de trésorerie ;
  • gestion des assurances ;
  • informatique de gestion.
6.4.2 Département Ressources humaines (HR)

Le département HR contribue à la mission scientifique de l’Organisation en constituant, en mobilisant et en fidélisant un personnel diversifié et performant. 

Nature des activités
Le département HR est responsable de toutes les activités liées aux ressources humaines au CERN : le recrutement et la recherche de candidats pour l’ensemble des programmes du CERN (étudiants, titulaires, etc.) ; la définition et l’élaboration de solutions de formation, et l’appui apporté aux collaborateurs et aux managers dans le but de créer les meilleures conditions de travail possibles pour eux et leurs équipes. 

Il apporte également son expertise s’agissant des conditions financières et sociales et des prestations : il élabore des politiques visant à attirer et fidéliser des collaborateurs compétents, fournit des services aux bénéficiaires, traite les demandes de prestations et veille au respect du cadre juridique du CERN.

Compétences et contributions
Le département HR fournit à l’Organisation et à la communauté du CERN les services suivants :

  • administration du personnel (y compris Bureau des cartes) ;
  • prestations et gestion des demandes correspondantes ;
  • gestion de la rémunération et de la classification ;
  • affaires sociales ;
  • acquisition de talents ;
  • formation et développement ;
  • conseils en ressources humaines ;
  • conseils juridiques en ressources humaines.
6.4.3 Département Industrie, achats et transfert de connaissances (IPT)

Le département IPT fournit un appui et des conseils essentiels dans les domaines des achats et du transfert de connaissances et joue le rôle de point de contact pour tous les partenariats industriels du CERN. Il assure la préparation, la négociation et le suivi d’environ 60 000 commandes et de plusieurs centaines de contrats chaque année.        

Nature des activités    
Le département IPT met en œuvre la stratégie du CERN en matière d’achat. Il assure l’achat de l’ensemble des fournitures et services nécessaires à l’Organisation, et veille au respect des exigences contractuelles, techniques, logistiques, environnementales et de performance i) en recherchant le coût global le plus bas possible et l’utilisation la plus avantageuse des ressources du CERN, ii) en favorisant un retour industriel équilibré et iii) en appliquant les règles d’achat du CERN. 

Il est également chargé de mettre en œuvre la stratégie du CERN en matière de transfert de connaissances, qui vise à promouvoir le Laboratoire en tant que centre d’excellence pour la technologie et l’innovation et à favoriser l’application concrète des technologies du CERN dans le cadre de partenariats avec l’industrie et d’autres acteurs. Le département joue le rôle de point de contact pour toutes les activités du CERN dans les domaines de l’innovation et du transfert de technologies, dans le but de maximiser leurs retombées positives pour la société et l’industrie. Il assure également la liaison avec les États membres du CERN par le biais du forum des ILO et du forum KT.           

Compétences et contributions            
Le département IPT fournit à la communauté du CERN les services suivants :

  • élaboration, mise en œuvre et suivi de la stratégie du CERN en matière d’achat ;
  • demandes d’offres/études de marché/appels d’offres ;
  • élaboration et gestion des contrats ;
  • gestion des réclamations/différends avec les fournisseurs ;
  • intelligence décisionnelle afin d’anticiper et de surveiller l’exposition du CERN vis-à-vis de sa chaîne d’approvisionnement ;
  • coordination de la gestion des droits de propriété intellectuelle du CERN (brevets, marques) ;
  • partenariats pour l’innovation et le transfert de technologies ;
  • accompagnement des entreprises dérivées et des start-up qui utilisent les technologies et le savoir-faire du CERN ;
  • conseils en matière de propriété intellectuelle et de droit des technologies ;
  • évaluation des retombées socio-économiques du CERN sur la société et établissement de rapports en la matière.

Le secteur Opération des sites est chargé du fonctionnement efficace, efficient et durable des activités non scientifiques et non liées aux accélérateurs du CERN. Il veille à ce que les infrastructures, les services et les cadres opérationnels de l’Organisation soutiennent pleinement sa mission scientifique. 

Nature des activités
Le secteur SO comprend trois départements et trois unités (voir l’illustration 6). Il regroupe les services suivants : développement des sites et services du campus ; sécurité, santé et protection de l’environnement ; résilience organisationnelle ; durabilité, et gestion de l’information scientifique. Il veille également à ce que les activités du CERN soient menées dans le respect des cadres juridiques, réglementaires et de gouvernance applicables, tout en favorisant l’amélioration continue et l’excellence opérationnelle au sein de l’Organisation.

Illustration 6 : Secteur SO : structure des départements, des unités et des groupes

Compétences et contributions
Le secteur SO coordonne la planification, le développement, la construction et l’exploitation du patrimoine bâti du CERN. Il veille également à la fiabilité et à l’efficacité des services essentiels au fonctionnement quotidien de l’Organisation au bénéfice de la communauté du CERN et de ses visiteurs. Grâce à une surveillance axée sur les données, il cherche à améliorer en permanence la qualité des services rendus à la communauté et l’efficacité opérationnelle.

Le secteur veille à la protection des personnes, des biens et de l’environnement naturel en assurant la gestion et la mise en œuvre des capacités de l’Organisation en matière de santé au travail, de durabilité, de sécurité, de radioprotection, de protection de l’environnement et d’intervention en cas d’urgence. À travers des fonctions de gestion intégrée des risques, de préparation aux crises et de gestion de la continuité des activités, il renforce la résilience organisationnelle. Par ailleurs, il pilote et coordonne le programme du CERN en matière de développement durable.

En outre, le secteur SO assure la gestion, la préservation et la diffusion efficaces des informations scientifiques et institutionnelles. À ce titre, il promeut la science ouverte, veille à la préservation de  la mémoire institutionnelle du CERN et contribue à la transparence et à la bonne gouvernance de l’Organisation.

6.5.1 Département Appui et amélioration organisationnels (OSI)

Le département OSI, dont le rôle se déploie sur l’ensemble du CERN, a pour mission d’améliorer les processus organisationnels, de renforcer la résilience et de promouvoir les pratiques de recherche ouverte. 

Nature des activités
Le département OSI supervise les fonctions de gestion des services du CERN, de gestion des risques et des crises ainsi que de continuité des activités, et coordonne les actions en matière de science ouverte, de conservation des connaissances et de durabilité. Il donne des avis d’expert sur l’optimisation des services et des processus, la résilience et la gestion de l’information scientifique et des archives. En outre, il contribue à l’ancrage d’une culture d’amélioration continue et à la diffusion de bonnes pratiques à l’échelle du CERN. 

Compétences et contributions
Assurant des fonctions transversales, le département OSI fournit et/ou coordonne les services suivants au niveau de l’Organisation :

  • amélioration continue et optimisation des processus ;
  • gestion des risques ;
  • préparation aux situations de crise et gestion de la continuité des activités ;
  • coordination des activités de durabilité ;
  • exploitation de la bibliothèque et de la librairie scientifique du CERN ;
  • gestion de l’information scientifique et mise en œuvre des activités liées à la science ouverte ;
  • archivage, conservation et gestion des documents et des archives ;
  • plateforme de gestion des services et conseil en matière de processus ;
  • centres de support à la communauté, guichets d’information (help desks) et portail de services.
6.5.2 Département Sites et génie civil (SCE)

Le département SCE développe, gère et exploite l’infrastructure physique et le campus du CERN. Il fournit l’environnement bâti et l’appui opérationnel nécessaires à l’excellence scientifique, en veillant à leur adéquation avec la stratégie scientifique de l’Organisation et ses objectifs à long terme.

Nature des activités
Le département SCE gère l’intégralité du cycle de vie des projets d’infrastructure et de construction, depuis la planification et la conception jusqu’à l’exécution et la maintenance. Il veille à ce que les installations soient réalisées dans le respect des délais impartis et dans les limites du budget fixé, et conformément aux normes de qualité, de sécurité et de durabilité les plus strictes. Il s’assure également du bon fonctionnement des services du campus de manière à répondre aux besoins quotidiens de la communauté du CERN tout en limitant le plus possible l’impact sur l’environnement.

Compétences et contributions
Le département SCE fournit les services suivants à l’échelle de l’Organisation : 

  • aménagement et développement des sites ;
  • gestion des ressources et des installations des sites ;
  • gestion du portefeuille de génie civil ;
  • logement, restauration, mobilité et autres services du campus ;
  • gestion de la chaîne d’approvisionnement ;
  • exploitation du campus du Portail de la science.
6.5.3 Département Santé et sécurité au travail et protection de l’environnement (HSE)

Le département HSE joue le rôle de pôle de compétences au CERN pour tout ce qui concerne la sécurité, la santé au travail et la protection de l’environnement. Il est chargé de définir et de mettre en œuvre le cadre de sécurité de l’Organisation, et de veiller à son application, en s’assurant que l’ensemble des activités du CERN sont menées de manière conforme aux règles, réglementations et bonnes pratiques en vigueur. 

Nature des activités
Le département HSE appuie et surveille la mise en œuvre de la politique de Sécurité du CERN, des règles de Sécurité du CERN, des objectifs de Sécurité du CERN et des bonnes pratiques, à tous les niveaux. Il a pour mission de préserver la santé et la sécurité du personnel, de protéger l’environnement, et de veiller au respect des obligations légales et réglementaires. Il fournit des services de sécurité essentiels à l’échelle de l’Organisation, notamment dans les domaines de la radioprotection, de la médecine du travail, de la surveillance environnementale et de la gestion des situations d’urgence. Le département HSE joue également un rôle clé dans le développement d’une solide culture de la sécurité au sein de l’Organisation, en veillant à l’intégration des considérations de sécurité dans l’ensemble des activités, des projets et des opérations du CERN.


Compétences et contributions
Le département HSE fournit les services suivants à l’échelle de l’Organisation : 

  • santé et sécurité au travail ;
  • formations de sécurité ;
  • service médical ;
  • radioprotection ; 
  • protection de l’environnement ;
  • Service de Secours et du Feu.
6.5.4 Fonctions indépendantes hébergées par le secteur SO

Outre ses trois départements, le secteur SO accueille trois unités indépendantes essentielles, qui contribuent au cadre de gouvernance et de conformité du CERN : le Service juridique, les services d’audit et d’enquête et le secrétariat de la justice interne. Bien qu’elles conservent leur indépendance fonctionnelle au sein de l’Organisation en rendant compte directement au directeur général, leur intégration au secteur SO à des fins de coordination administrative améliore leur efficacité.

Service juridique (LS)          
Le Service juridique protège l’Organisation sur le plan du droit et s’assure que les activités et les décisions du CERN respectent le cadre juridique applicable. Il fournit des conseils juridiques indépendants au Conseil et à ses organes subsidiaires, au directeur général et à la haute Direction, à la Caisse de pensions, ainsi qu’aux départements et services du CERN. 

Le Service juridique fournit en outre des conseils et une expertise juridiques dans un large éventail de domaines, notamment le droit international public, le droit institutionnel et administratif, la coopération internationale, les opérations financières et commerciales, les questions juridiques relevant du droit national, la propriété intellectuelle, les accords de donation et de subvention, ainsi que le règlement des différends. 

Services d’audit et d’enquête internes (AIS)
Le Service d’audit fournit des services d’assurance et de conseil indépendants, objectifs et fondés sur les risques afin d’aider le CERN à atteindre ses objectifs et protéger les valeurs de l’Organisation. Il renforce l’efficacité de la gouvernance du CERN, de la gestion des risques et des processus de contrôle internes, et apporte un appui au Comité d’audit et aux commissaires aux comptes. Le Service des enquêtes garantit une approche solide, cohérente et juste des enquêtes pour faute au sein de l’Organisation, renforçant ainsi le cadre de responsabilité et d’intégrité du CERN.

Secrétariat de la justice interne (IJS)
Le secrétariat de la justice interne assure les fonctions de greffe et de secrétariat pour les instances juridictionnelles internes du CERN. Il fournit un appui juridique, procédural et administratif afin de garantir le fonctionnement efficace, indépendant et cohérent des procédures disciplinaires et d’appel. Il facilite l’accès à la justice pour le personnel du CERN et contribue à un système de justice interne équitable, transparent et responsable, conformément au cadre juridique de l’Organisation.

Sous l’autorité de la responsable générale du système d’information, le Bureau de la CIO (OCIO) définit et coordonne la stratégie numérique du CERN, ses politiques en matière de technologies de l’information et de la communication et la gouvernance associée. S’appuyant sur les capacités et l’expertise déjà présentes au sein des départements, il favorise une collaboration active au sein de la communauté du CERN afin de mener à bien sa mission.

Le Bureau de la responsable générale du système d’information regroupe cinq fonctions (voir l’illustration 7) autour du numérique et des technologies de l’information et de la communication, notamment dans les domaines de la cybersécurité et des projets spéciaux. Certaines fonctions sont assurées par des membres du personnel de départements existants, qui consacrent une partie de leur temps de travail à la mission du Bureau.

Illustration 7 : Bureau de la responsable générale du système d’information : structure opérationnelle

Nature des activités    
Le Bureau s’appuie sur un modèle de gouvernance à deux niveaux, comprenant un niveau de pilotage (par ex., le Comité de la C4) et un niveau technique et de gestion programmatique (par ex., le Comité du programme d’intelligence artificielle). Ces deux niveaux constituent des canaux structurés pour la coordination et la prise de décisions en matière de technologies numériques à l’échelle de l’Organisation.     

Compétences et contributions
Les cinq principales fonctions du Bureau OCIO sont les suivantes :

  • Stratégie numérique (CIO‑DS) : élaboration d’une stratégie numérique à l’échelle du CERN englobant l’IA, l’innovation en matière de technologies de l’information et de la communication, la transformation numérique, la stratégie en matière de science ouverte et le Bureau des programmes open source (OSPO).
  • Partenariats dans le domaine des TIC (CIO‑PR) : développement de partenariats extérieurs stratégiques contribuant à renforcer la visibilité et l’influence du CERN, et à faire progresser ses priorités stratégiques dans le domaine des technologies numériques.
  • Politiques, gouvernance, cybersécurité et conformité dans le domaine des TIC (CIO‑GRC) : élaboration de politiques répondant aux ambitions du CERN en matière de conformité, de protection des données, d’éthique et de cybersécurité.
  • Gestion des risques liés aux fournisseurs dans le domaine des TIC (CIO‑VM) : gestion des risques liés aux fournisseurs de technologies, mise en œuvre de mesures d’atténuation appropriées et gouvernance liés à ces fournisseurs.
  • Projets spéciaux (CIO‑SP) : initiatives numériques à l’échelle du CERN ayant de vastes retombées industrielles, sociales et économiques.

Le CERN est doté d’un système formel de dialogue institutionnel entre la Direction et le personnel par l’intermédiaire de l’Association du personnel. 

L’Association du personnel est indépendante de la Direction du CERN et constitue l’organe statutaire de représentation du personnel du CERN, conformément aux Statut et Règlement du personnel. Elle est le principal interlocuteur collectif entre le personnel et l’Organisation pour les questions qui concernent le personnel et les conditions d’emploi.

L’Association du personnel participe aux travaux de plusieurs organes officiels du CERN et dialogue avec le directeur général sur les questions relatives aux conditions d’emploi et de travail. 

Le Comité de concertation permanent (CCP), composé à parts égales de représentants de la Direction et de l’Association du personnel, tient lieu de principal forum de discussion sur les questions relatives au personnel et sur les évolutions envisagées, les deux parties travaillant ensemble pour tenter de parvenir à une position commune. Ce cadre assure la prise en compte des points de vue du personnel dans les processus de gouvernance et de prise de décisions du CERN.

Les valeurs essentielles du CERN sont l’intégrité, l’engagement, le professionnalisme, la créativité et la diversité. Ensemble, elles constituent le socle commun des comportements et de la culture au sein de l’Organisation. Elles sous-tendent le Code de conduite du CERN (présenté ci-après) et fournissent un cadre de référence commun de comportements attendus de chaque personne dans l’exercice de ses activités au CERN. 

Les valeurs essentielles s’appliquent aux membres du personnel employés ou associés du CERN, aux contractants ainsi qu’à l’ensemble des personnes contribuant aux activités de l’Organisation. Elles se déclinent comme suit :

  • L’intégrité et le professionnalisme se traduisent par la poursuite de la mission scientifique du CERN avec honnêteté intellectuelle, dans le respect des principes éthiques et avec un sens aigu des responsabilités, tout en maintenant un niveau élevé d’exigence dans les domaines technique, scientifique et administratif. 
  • L’engagement reflète l’attachement de la communauté du CERN à sa mission de recherche fondamentale, à ses projets de longue haleine et à la coopération internationale, qui s’inscrivent souvent dans le long terme. 
  • La créativité et la diversité sont des moteurs essentiels de l’innovation au CERN. Elles permettent l’émergence d’idées, de technologies et d’approches nouvelles dans un environnement multiculturel et pluridisciplinaire. 

Ces valeurs soutiennent non seulement la mission scientifique du CERN, mais également sa vocation plus large consistant à inspirer la société, à former les générations futures et à œuvrer au bénéfice de tous. Elles contribuent à renforcer la confiance, la crédibilité et l’excellence qui fondent la réputation du CERN en tant que laboratoire de recherche de dimension mondiale. . 

S’inscrivant dans le cadre éthique plus large de l’Organisation, le Code de conduite du CERN définit les comportements communs attendus de toute personne contribuant aux activités de l’Organisation, qu’il s’agisse de membres du personnel employés ou associés, de contractants ou de personnes intervenant à tout autre titre. 

Établi en 2010, ce Code est un document concis, solidement ancré dans les cinq valeurs essentielles du CERN que sont l’intégrité, l’engagement, le professionnalisme, la créativité et la diversité. Il s’applique à l’ensemble de la communauté internationale et diversifiée du CERN, mais se veut un guide sur la manière de se comporter plutôt qu’un recueil de règles précises. Il ne constitue donc ni une liste exhaustive de ce qu’il convient de faire ou de ne pas faire, ni une reprise des obligations juridiques ou réglementaires applicables. Il doit plutôt être vu comme un référentiel éthique commun, qui nous aide à comprendre comment nous comporter à l’égard des autres, comment chacun peut s’attendre à être traité et en quoi notre propre conduite engage l’image du CERN en tant qu’institution. 

Le Code de conduite met l’accent sur le respect mutuel, l’ouverture et le sens des responsabilités. Il souligne que l’excellence scientifique du CERN dépend non seulement des accomplissements techniques et intellectuels, mais également de la qualité de notre environnement de travail. En favorisant la confiance, l’équité et la responsabilité, le Code de conduite contribue à protéger la réputation du CERN, à promouvoir un environnement de travail respectueux et à soutenir la mission de collaboration internationale du CERN au service de la recherche fondamentale.

La culture du CERN pour la période 2026-2030 repose directement sur ses valeurs essentielles. Ces valeurs constituent le fondement du fonctionnement du CERN et orientent l’accomplissement de sa mission scientifique dans un esprit de responsabilité, d’ouverture et d’excellence.

Dans un contexte marqué par des programmes scientifiques de plus en plus complexes et des priorités stratégiques majeures, la réussite du CERN dépendra non seulement de ses capacités techniques, mais aussi de son aptitude à fonctionner de manière cohérente, agile et inclusive. La culture que l’Organisation entend promouvoir repose donc essentiellement sur la confiance, l’autonomisation et la clarté des objectifs. Les membres du personnel, à tous les niveaux, sont appelés à agir dans le cadre de priorités stratégiques clairement définies, soutenues par des objectifs ciblés et une vision commune des ambitions de l’Organisation.

Cette approche traduit l’attachement du CERN au professionnalisme et à l’intégrité. Elle veille à ce que les responsabilités s’accompagnent d’une obligation de rendre des comptes, et que les décisions et les actions soient guidées par la transparence et un jugement avisé. Parallèlement, elle renforce l’engagement en fédérant l’action de l’ensemble des secteurs et des équipes autour de priorités communes, ce qui permet d’éviter la dispersion des efforts et donne au CERN les moyens d’agir de manière unie dans la mise en œuvre de son programme.

Un fonctionnement décloisonné et une collaboration renforcée au sein de l’Organisation sont les piliers de cette culture. En encourageant l’ouverture, le respect mutuel et l’inclusion, le CERN fait de la diversité un atout essentiel, stimulant la créativité et favorisant l’innovation dans toutes les disciplines et les cultures, quels que soient les points de vue.

Enfin, une attention constante aux priorités est essentielle pour concilier performance et bien-être au travail. En concentrant les efforts sur les priorités les plus importantes de l’Organisation, et en limitant volontairement la dispersion des activités, le CERN renforce son efficacité et soutient l’engagement à long terme de son personnel.

En s’appuyant sur une culture ancrée dans ses valeurs essentielles, le CERN entend offrir un environnement propice à la pleine contribution de sa communauté à la réussite de sa mission scientifique, tout en préservant la confiance, la crédibilité et l’excellence qui font la force de l’Organisation.